Al-Shorouk · 19 août 2024
Les solutions partielles annoncent d'autres guerres
الحلول الجزئية تعني المزيد من الحروب مستقبلا
Traduction française de la rédaction du site ; elle n'a pas été revue par l'auteur. L'original arabe, ci-dessous, fait foi.
Les mêmes questions et interrogations restent posées, chez tous les intéressés, parties et puissances internationales et régionales, quant au cours des événements et aux scénarios possibles, après un peu plus de dix mois d'une guerre de Gaza qui paraît ouverte dans le temps, même si elle est jusqu'à présent relativement circonscrite dans l'espace. Des scénarios qui vont de trêves intermittentes et d'un arrêt fragile des combats à une guerre d'usure prolongée, ou au basculement vers une guerre régionale vaste et ouverte. Si les acteurs internationaux influents, au premier rang desquels les États-Unis, sont en mesure de détourner Israël d'une stratégie consistant à entraîner Washington et d'autres puissances dans une guerre régionale dont les retombées restent graves et inconnues, tant pour les peuples de la région que pour les acteurs internationaux qui y ont des intérêts vitaux, les acteurs internationaux, ou les acteurs médiateurs, selon différentes formules du rôle de médiateur, sont en revanche incapables d'arrêter les guerres de faible étendue, déjà en cours et reliées de diverses manières entre leurs théâtres. Des guerres qui voient se modifier, ou tomber progressivement, nombre des lignes rouges des règles du jeu qui régissaient la gestion du conflit sur le terrain avant la guerre de Gaza. Washington a annoncé, après la réunion de Doha de jeudi et vendredi derniers, que les écarts commençaient à être comblés ou réduits. Ce souffle d'optimisme mise sur le succès de l'activité diplomatique engagée dès le lendemain de Doha, et avec l'arrivée du secrétaire d'État américain en Israël dimanche, dans le cadre de la préparation de la réunion du Caire de cette semaine, qui prolonge celle de Doha. Il existe un pari américain sur la possibilité d'amener Israël à renoncer à deux conditions visant à consacrer son contrôle sécuritaire et militaire total sur la bande de Gaza. La première concerne le point de passage de Rafah et le corridor de Philadelphie, afin de tenir la frontière palestinienne (Gaza) avec l'Égypte ; la seconde, le contrôle du corridor de Netzarim, autrement dit la coupure de Gaza en deux parties, ce qui signifie le contrôle des déplacements entre le nord et le sud de Gaza. Un pari tel qu'il demeure difficile, voire quasi impossible, d'amener le gouvernement Netanyahou à y consentir, s'il n'existe pas des pressions internationales efficaces et d'autres sur le terrain, se renforçant mutuellement, qui imposent à Israël de l'accepter. Et, bien entendu, ces conditions israéliennes ne sauraient être acceptées par les forces palestiniennes, non plus que par les parties arabes concernées, ou engagées sous diverses formes dans la négociation.
Ce qui éloigne aussi la perspective de parvenir à une trêve effective, comme première étape, c'est l'escalade israélienne en Cisjordanie, à travers l'intensification de l'activité de colonisation destinée à morceler la Cisjordanie et à créer des conditions qui pèsent sur ses habitants et les poussent au départ, à quoi s'ajoute la « politique » des agressions répétées des colons contre les citoyens palestiniens, pour les contraindre à l'émigration forcée. L'irruption sur l'esplanade de la mosquée Al-Aqsa, mardi dernier, lors de la « commémoration de la destruction du Temple », constitue un autre indice du parachèvement de la politique de judaïsation de la Cisjordanie. Une politique qui prépare sans aucun doute un grand affrontement à venir, qui accroît les complications de la « politique des trêves » proposée et révèle la fragilité de cette dernière. Ajoutons qu'Israël considère que le dossier de la « sécurité du nord d'Israël » est totalement distinct de la question de Gaza, et que la conclusion d'un accord sur Gaza, si elle advenait, ne signifie pas l'acceptation d'un retour à la situation qui prévalait auparavant sur le front libanais. Face à la stratégie de « l'unité des fronts », Israël part d'une stratégie de séparation entre les deux « fronts », palestinien et libanais. Il est vrai que la conclusion d'une trêve sur le front palestinien, malgré la difficulté de la chose, comme nous l'avons indiqué, contribue à réduire l'intensité du conflit sur le front libanais, mais, selon la conception israélienne, elle n'y met pas fin. Le Liban réclame l'application intégrale de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, mais la réalité sur le terrain et les données existantes qui régissent le conflit rendent difficile l'application totale de cette résolution dans un horizon temporel raisonnable. Ce à quoi l'on pourrait parvenir, si une trêve prolongée était conclue sous l'intitulé d'un cessez-le-feu fragile sur le front de Gaza, c'est une nouvelle entente non écrite, organisée et garantie par la « tierce partie », pour gérer le nouveau statu quo à la frontière sud du Liban, à l'instar de ce qui existait auparavant.
Le temps est venu, pour éviter que le conflit ne reste ouvert et exposé à toutes sortes d'escalades, aux dangers divers pour la région dans son ensemble, que les puissances internationales influentes passent par le Conseil de sécurité pour imposer, oui, imposer, un cessez-le-feu global dans la guerre en cours : une guerre aux fronts enchevêtrés, susceptible de s'étendre verticalement, comme nous le voyons, mais aussi horizontalement, susceptible d'être instrumentalisée dans le jeu des puissances dans la région, et porteuse de dangers considérables pour la sécurité et la paix régionales. Le cessez-le-feu global et inconditionnel est une condition nécessaire et, bien entendu, non suffisante, car il faut ensuite une action internationale efficace pour lancer le processus d'une paix globale et durable, fondée sur les résolutions internationales pertinentes et bien connues et sur la solution à deux États. Une entreprise semée de bien des difficultés, mais c'est la seule qui, si elle se réalise, puisse apporter la sécurité, la paix et la stabilité dans une géographie stratégique essentielle de la région.
L'original arabe
الأسئلة والتساؤلات ذاتها ما زالت مطروحة، عند جميع المعنيين من أطراف وقوى دولية وإقليمية فيما يتعلق بمسار التطورات والسيناريوهات المحتملة بعد أشهر عشر ونيف من حرب غزة التى تبدو أنها مفتوحة فى الزمان، ولو أنها حتى الآن محاصرة نسبيا فى المكان. سيناريوهات تتراوح بين هدن متقطعة ووقف هش للقتال، وحرب استنزاف ممتدة أو الذهاب نحو حرب إقليمية واسعة ومفتوحة. وإذا كانت الأطراف الدولية المؤثرة وفى طليعتها الولايات المتحدة قادرة على لجم إسرائيل من استراتيجية توريط واشنطن وقوى أخرى فى حرب إقليمية تبقى تداعياتها خطيرة ومجهولة سواء على أهل الإقليم أو على الأطراف الدولية ذات المصالح الحيوية فى الإقليم، فإن الأطراف الدولية أو الأطراف الوسيطة بصيغ مختلفة من دور الوسيط غير قادرة على وقف الحروب الصغيرة فى مساحتها، القائمة والمترابطة بأشكال مختلفة بين ساحاتها. الحروب التى تشهد تغييرا، أو إسقاطا تدريجيا للعديد من الخطوط الحمر فى قواعد اللعبة التى كانت ناظمة لإدارة الصراع على الأرض قبل حرب غزة. واشنطن أعلنت بعد اجتماع الدوحة يومى الخميس والجمعة الماضيين عن بداية ردم الفجوات أو تضييقها. نفحة التفاؤل هذه تراهن على نجاح الحراك الدبلوماسى الذى انطلق مباشرة غداة الدوحة ومع وصول وزير الخارجية الأمريكى إلى إسرائيل الأحد فى عملية التحضير لاجتماع القاهرة هذا الأسبوع استكمالا لاجتماع الدوحة. هنالك رهان أمريكى على النجاح فى دفع إسرائيل للتخلى عن شرطين لتكريس سيطرتها الأمنية والعسكرية الكلية على القطاع. الأول يتعلق بمعبر رفح ومحور فيلادلفيا للإمساك بالحدود الفلسطينية (غزة) المصرية والثانى بالسيطرة على ممر نتساريم، أو شطر غزة إلى قسمين: الأمر الذى يعنى السيطرة على الانتقال بين شمال غزة وجنوبها. رهان يبقى من الصعب أو شبه المستحيل الدفع بحكومة نتنياهو للقبول به إذا لم تكن هنالك ضغوطات دولية فاعلة وأخرى على الأرض، تعزز كل منها الأخرى، تفرض على إسرائيل القبول بذلك. وبالطبع فإن هذه الشروط الإسرائيلية لا يمكن للقوى الفلسطينية وكذلك العربية المعنية، أو المنخرطة بأشكال مختلفة فى التفاوض، القبول بها.
ما يبعد أيضا احتمال النجاح فى التوصل إلى هدنة فعلية كخطوة أولى، التصعيد الإسرائيلى فى الضفة الغربية من خلال زيادة النشاط الاستيطانى لتقطيع أوصال الضفة الغربية وخلق ظروف ضاغطة وطاردة لأبنائها إلى جانب “سياسة” الاعتداءات المتكررة للمستوطنين على المواطنين الفلسطينيين لدفعهم للهجرة القسرية. ويأتى اقتحام باحات المسجد الأقصى الثلاثاء الماضى فى “ذكرى خراب الهيكل” كمؤشر آخر على استكمال سياسة التهويد للضفة الغربية. سياسة تهيئ دون شك لصدام كبير قادم يزيد من تعقيدات “سياسة الهدن” المطروحة، ويكشف هشاشة هذه الأخيرة. أضف أن إسرائيل تعتبر أن ملف “أمن شمال إسرائيل” منفصل كليا عن مسألة غزة، وأن التوصل إلى اتفاق فيما لو حصل ذلك حول غزة لا يعنى القبول بالعودة إلى الوضع الذى كان قائما من قبل على الجبهة اللبنانية. فمقابل استراتيجية “وحدة الساحات” تنطلق إسرائيل من استراتيجية الفصل بين “الساحتين” الفلسطينية واللبنانية. صحيح أن التوصل إلى هدنة على الجبهة الفلسطينية، رغم صعوبة ذلك كما أشرنا، يساهم فى تخفيض الصراع على الجبهة اللبنانية لكن لا يوقف الصراع حسب المفهوم الإسرائيلى. يطالب لبنان بالتطبيق الكامل لقرار مجلس الأمن ١٧٠١، ولكن الواقع على الأرض والمعطيات القائمة والناظمة للصراع تجعل من الصعب التطبيق الكلى لهذا القرار ضمن أفق زمنى معقول. ما يمكن التوصل إليه فيما لو تم التوصل إلى هدنة مطولة تحت عنوان وقف إطلاق نار هش على جبهة غزة، تفاهم جديد غير مكتوب ينظمه ويضمنه “الطرف الثالث” لإدارة الوضع القائم الجديد، على الحدود الجنوبية للبنان، أسوة بما كان قائما من قبل.
حان الوقت تلافيا لإبقاء الصراع مفتوحا وعرضة لكل أنواع التصعيد ذات المخاطر المختلفة على الإقليم ككل أن تذهب القوى الدولية الفاعلة من خلال مجلس الأمن لفرض، نعم فرض، وقف شامل لإطلاق النار فى الحرب الدائرة: الحرب المتشابكة جبهاتها والقابلة للتوسع عموديا، كما نشهد، وكذلك أفقيا، والقابلة للتوظيف فى لعبة القوى فى الإقليم والتى تحمل مخاطر جمة على الأمن والسلم الإقليميين. الوقف الشامل وغير المشروط لإطلاق النار شرط ضرورى وغير كاف بالطبع إذ يفترض بعد ذلك التحرك الدولى الفاعل لإطلاق مسار السلام الشامل والدائم والمبنى على القرارات الدولية المعنية والمعروفة وعلى حل الدولتين. أمر دونه الكثير من الصعاب ولكنه الوحيد إذا ما تم تحقيقه، يمكن أن يوفر الأمن والسلم والاستقرار فى جغرافيا استراتيجية أساسية فى المنطقة.